Gérer le temps de travail de ses salariés peut vite devenir un casse-tête. Entre les 35h, les temps partiels et les pics d’activité à La Réunion, il est facile de s’y perdre. Faisons le point simplement.
1. Ne confondez plus les deux
Tout dépend du contrat de base de vos salariés :
Les Heures SUPPLÉMENTAIRES : Elles concernent les salariés à temps plein (35h). Ce sont toutes les heures travaillées à partir de la 36ème heure.
Les Heures COMPLÉMENTAIRES : Elles concernent les salariés à temps partiel (ex: contrat de 24h). Ce sont les heures faites au-delà du contrat, mais sans atteindre les 35h.
2. Combien ça coûte ? (Le calcul légal)
Sans accord spécifique dans votre entreprise, voici les règles de base pour le calcul de la majoration :
| Type d’heure | Majoration de salaire |
| Heures Complémentaires | 10% (dans la limite de 1/10e du contrat) |
| Heures Supplémentaires (36h à 43h) | 25% de majoration |
| Heures Supplémentaires (44h et +) | 50% de majoration |
L’astuce Maridel Solutions : Ces heures sont exonérées de cotisations salariales (plus de net pour le salarié) et vous ouvrent droit à une déduction forfaitaire de cotisations patronales. C’est du « gagnant-gagnant » fiscal !
3. Aller plus loin : L’accord de temps de travail
Si votre activité est irrégulière (pics de saisonnalité, livraisons groupées), calculer à la semaine est contraignant.
La solution : Mettre en place un accord d’aménagement du temps de travail. Cela permet de calculer la durée du travail sur une période plus large (le mois ou l’année).
Exemple : Une semaine à 42h est compensée par une semaine à 28h. Si la moyenne reste à 35h sur la période, vous ne payez pas de majorations
4. Pourquoi est-il risqué de « laisser couler » ?
Ne pas formaliser ces heures (ou les payer « au black ») est un danger pour votre TPE :
- Risque de Prud’hommes : Un salarié peut réclamer le paiement d’heures impayées sur les 3 dernières années. Sans relevé précis, c’est souvent l’employeur qui perd
- Risque URSSAF : En cas de contrôle, le « travail dissimulé » entraîne des redressements très lourds
- Sécurité : En cas d’accident du travail, si les horaires réels ne correspondent pas au contrat, votre responsabilité peut être engagée.
Conseil Maridel Solutions
Mettez en place un système de relevé d’heures simple (un tableau Excel ou papier) que vous et votre salarié signez chaque fin de mois. C’est votre meilleure assurance vie juridique !
